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lettre de napoleon BONAPARTE

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Lettres adressées par Napoléon au duc de Feltre en juin et juillet 1813.

Ces lettres, adressées par Napoléon pendant la campagne militaire de Saxe, révèlent ses diérentes inquiétudes en cette année 1813. Après les importantes pertes liées à la retraite de Russie, nombreuses sont les dicultés rencontrées pour reconstituer les eectifs. Il convient donc de rassembler le matériel nécessaire, notamment l’armurerie. Parmi ces lettres envoyées à Clarke, duc de Feltre et ministre de la Guerre resté à Paris, l’Empereur transmet ses instructions dans diérentes directions. Il exige que l’armement de la place de Dantzig soit utilisé, que le 28e régiment soit reconstitué à Hambourg, que la concentration des troupes y soit faite et que les déserteurs soient mieux encadrés. À distance, connaissant la situation de son frère Joseph en Espagne et l’avancée des coalisés au sud, il s’enquiert aussi du commandement de la ville de Bayonne et des bois provenant des villes frontières des Pyrénées. La lettre du 11 juin, d’une importance capitale, indique notamment les options diplomatiques prises par l’Autriche, ainsi que les diérents emplois de régiments suggérés par l’Empereur, révélant plusieurs options de sa future stratégie.

Napolèon Bonaparte     


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NAPOLEON 

Avant de devenir Empereur des Français, c’est à Ajaccio que Napoléon Bonaparte voit le jour, le 15 août 1769, dans une famille qui comptera sept autres frères et soeurs. Auprès de ses parents Charles et Letizia, il acquiert une éducation stricte, avant de connaître un destin exceptionnel. Il quitte son île natale pour se rendre dans les meilleures écoles royales militaires du continent, à Autun, Brienne puis Paris. Dès les débuts de la Révolution, après une vaine tentative de retour insulaire, il se distingue à Toulon en 1793, puis lors des campagnes d’Italie et d’Égypte entre 1796 et 1799. Revenu couronné de gloire, il accède au pouvoir par un coup d’État en brumaire an VIII (novembre 1799). Pendant cinq années, devenu Premier consul, il engage de nombreuses réformes, fait la paix avec l’ensemble des États européens, puis se fait proclamer Empereur des Français le 18 mai 1804 avant d’être sacré par le pape Pie VII à Notre-Dame de Paris le 2 décembre suivant. Un an plus tard, de nouveau victorieux des coalisés austro-russes à Austerlitz, il lance ses armées dans une incroyable charge qui le conduit vers Berlin, Varsovie, Moscou avant d’être défait par le nombre et la ténacité des troupes adverses. Il abdique une première fois à Fontainebleau en avril 1814 et, après un premier exil à l’île d’Elbe, revient pour cent jours. Mais il perd l’ultime arontement à Waterloo le 18 juin 1815. Il est ensuite envoyé par les Britanniques à Sainte-Hélène à partir d’août suivant, et où il meurt entouré de ses derniers fidèles, prisonnier, en plein Atlantique Sud le 5 mai 1821. Selon son testament, son corps repose depuis 1840 aux Invalides, «au milieu de ce peuple français [qu’il a] tant aimé».

Contenu de la lettre

«Monsieur le duc de Feltre, j’ai lu la lettre que le roi de Naples vous a écrite le 18 mai. Répondez-lui que tout me porte à penser que l’Autriche a des prétentions incompatibles avec l’honneur de la France, et qu’elle voudrait profiter des circonstances pour revenir sur les pertes qu’elle a faites dans les guerres précédentes. Il paraît qu’elle ne voudrait rien moins que les provinces illyriennes, une partie de la Pologne, une partie du pays de Salzbourg et du Tyrol, et même une partie des provinces vénitiennes; qu’elle a en conséquence réuni 60 à 80 mille hommes à Prague, ce qui m’a porté à réunir 80 000 hommes à Wurzburg et autant à Laybach ; qu’il est impossible que le royaume de Naples puisse se prévier d’une force de 30 000 hommes; mais que je désirerais qu’il pût fournir du moins une bonne division de 10 à 12 mille hommes d’infanterie, avec 1 500 chevaux et 25 pièces de canon, et la fît partir dans les premiers jours de juillet pour Bologne, où elle attendrait l’issue des événements. Si la guerre avait lieu, elle se dirigerait sur Laybach, et si l’on s’arrangeait, elle reviendrait sur Naples. Je désire même que la marche de cette colonne soit connue, puisque cela peut avoir de l’influence surla négociation. Je voudrais que le roi donnât le commandement de ses troupes à un général français. Enfin écrivez-lui qu’il doit comprendre que l’Adige une fois perdue, son royaume le serait aussi, et que s’il attendait pour faire ce mouvement que la bataille eût été donnée du côté de Laybach ou de l’Isonzo, il ne serait plus tenu; qu’il faut donc définitivement qu’au 15 juillet la division soit sous Bologne, et puisse se porter au secours du vice-toi, qui, à cette époque, sera campé sur les hauteurs de Laybach; qu’il fasse connaître positivement et sans tergiverser ce qu’il peut et veut faire; mais que ce qui ne sera pas sorti de son royaume dans les 1ers jours de juillet ne pourra plus compter; que c’est surtout de la cavalerie et de l’artillerie qu’il faudrait; que si la division ne peut être de 12 000 d’inf[anterie], elle soit au moins de 12 000 hommes en tout. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte garde. Dresde, le 11 juin 1813. [Signé:] N[apoléon].» «En [17] main à M. Fleurange, écrite au roi, rendu compte à l’Empereur, fait le 18 juin.»
– Lettre du 27 juin 1813. ½ page.
«Monsieur le duc de Feltre, je vous envoye [sic] un état des déserteurs de la Garde. Je désire que vous fassiez mettre du garnisaire chez leurs parents et que vous fassiez en sorte dque tous ces hommes soient entourés. Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte garde. Dresde le 27 juin 1813. [Signé:] N[apoléon].» «Remis le 2 juillet à M. Besson qui en fera part à M. Tabarié.»
– Lettre du 28 juin 1813. 1 page.
«Monsieur le duc de Feltre, vous verrez par les états de situation de la place de Dantzick [sic], qui vous seront transmis par le major général, qu’il y a, dans cette place, 54 000 fusils, 4 000 carabines et mousquetons, 14 000 sabres de cavalerie, 6 000 sabres d’infanterie, et 350 000 kilog[rammes] de poudre en baril. Les munitions confectionnées sont très considérables. Il y a 7 millions de cartouches et 70 000 coups de canon, et cartouches à balles ou à boulet. Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte garde. Dresde, ce 28 juin 1813. [Signé:] N[apoléon].»

Traduction


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